Un étudiant en médecine non thésé
peut-il exercer la propharmacie ?

Foire aux Questions

Un confrère témoigne :

«Souhaitant remplacer un médecin propharmacien, je viens d'apprendre qu'il m'était impossible de le faire dans la mesure où je n'étais pas encore thésé. Est-ce exact ?»

L'exercice de la pro pharmacie est un droit strictement personnel et très restrictif, codifié à l’article L4211-3 du code de santé publique. Il s'agit pour le médecin libéral d'être autorisé par le préfet du département à délivrer aux personnes qu'il soigne les médicaments simples et composés dont la liste est établie officiellement. Cette autorisation est limitative à certaines communes. Ce droit personnel est incessible et intransmissible. D'un point de vue strictement légal, le remplaçant d'un propharmacien n'est pas autorisé à délivrer les médicaments comme le fait le propharmacien titulaire du cabinet.

En pratique, pour des raisons évidentes de simplification, dès lors que le remplacement est légal et autorisé par la préfecture (comme tout autre remplacement ordinaire), le remplaçant assume également la délivrance des médicaments sous réserve qu'une autorisation provisoire de délivrer des médicaments ait été donnée par la préfecture au profit du remplaçant du titulaire du cabinet (sans nécessairement que cette autorisation soit nominative). Mais il ne s'agit que d'une tolérance. Certaines préfectures, appliquant la loi strictement, interdisent la propharmacie aux remplaçants non-thésés au motif qu'ils ne sont pas docteurs en médecine.